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Réassurance et sécurité intérieure, mode d’emploi!

Réassurance et sécurité intérieure, mode d’emploi!

Parler de réassurance, c’est étymologiquement parler dans un premier temps d’assurance. Par extension en psychothérapie, de sécurité. Dans ce domaine particulier, la sécurité est  un besoin qui peut être reconnu et satisfait à travers la relation à autrui. C’est dans la qualité de la construction du lien à l’autre qu’existera plus ou moins cette sécurité. Par là-même une forme “d’assurance en soi.” Réassurance et sécurité  intérieure, mode d’emploi!

Besoin de réassurance, ou défaillance de la sécurité intérieure?

Dans le parcours premier d’un individu, l’expérience de la sécurité se fait par étapes successives, tout d’abord par le lien du regard, de la proximité. Puis quand il aura accès à davantage d’autonomie, par la satisfaction d’un besoin d’exploration du monde. Le petit enfant développe un lien affectif privilégié avec une personne spécifique (les figures d’attachement peuvent être diverses). Par cette relation, il expérimente d’abord le phénomène de havre de sécurité ( la personne auprès de laquelle il va se tourner pour trouver du réconfort en cas de détresse). Puis ensuite, le phénomène de base de sécurité (le sentiment de sécurité interne qui va lui permettre de retourner explorer le monde).

Peu à peu, la proximité physique nécessaire à l’établissement d’un sentiment de sécurité interne, pourra être remplacée par la simple accessibilité de la figure d’attachement. Enfin par sa disponibilité.
Il arrive parfois que la construction de ce lien d’attachement soit défaillante, soit par sa rupture, soit par manque d’accordage entre l’enfant et sa figure d’attachement.

L’attachement insécure.

L’attachement dans l’enfance est un système  génétiquement programmé qui met à contribution l’environnement pour se développer. Il contribue, de manière archaïque, à la survie de l’espèce par la protection des petits. Pour développer un attachement sécure, le bébé doit rencontrer une disponibilité émotionnelle et physique harmonieuse de la part de la figure d’attachement.

A l’âge adulte, le modèle des relations d’attachement de l’enfance  persiste. Les schémas cognitifs d’alors sont durables, internalisés et guident le sujet dans ses relations interpersonnelles et dans l’interprétation de ses intéractions avec les autres. Dans le cas d’un attachement insécure, la stratégie adaptative suppose que l’individu ne mérite pas de recevoir de l’aide et qu’il ne peut pas faire confiance aux autres. Le bien-être psychologique s’en trouve affecté d’autant.

Construire une nouvelle sécurité intérieure.

Comment construire une nouvelle sécurité intérieure  sans se couper dorénavant des ressources que nous apporte la relation nourrissante à l’autre? En  développant de nouveaux schémas cognitifs. L’expérience de l’attachement, même si elle a été douloureuse, n’est jamais définitive. Elle peut se réparer. C’est une fonction adaptative. L’adulte peut faire de nouveaux choix dans son environnement. Prendre conscience de sa propre histoire d’attachement, comprendre ses besoins relationnels actuels. Il peut rencontrer de nouvelles figures d’attachement au cours sa vie. Vivre des relations d’attachement choisies et partagées car faites de réciprocité. En quelque sorte “choisir ses dépendances!”

La thérapie Gestalt, comme vecteur de réassurance.

La thérapie Gestalt repose en partie sur l’exploration de l’enjeu d’attachement. Dans ce cadre privilégié, bienveillant et confidentiel, peut se déployer l’expérience d’une nouvelle base de sécurité. Suffisamment rassurante, elle permet au patient d’explorer son monde interne. Et de percevoir que ses représentations sont le résultat des interactions passées avec ses figures d’attachement. L’expérience d’une relation sécure dans ce cadre, favorise le changement et  l’autonomie confiante ultérieure du patient. De nouvelles perspectives relationnelles, plus satisfaisantes, peuvent enfin s’ouvrir à lui!

 

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